Actions de solidarité avec les réfugié.e.s

Suite à l’assemblée du 47 mars, voici les informations des actions de solidarité avec les réfugié.e.s dans les jours à venir.

Né en juillet 2011 suite au référendum auquel 98% des Sud-Soudanais se prononcèrent en faveur de l’indépendance, le Soudan du Sud est aujourd’hui le plus jeune État du monde. Depuis 2013, soit moins de deux ans après sa création, il est plongé dans un conflit d’une extrême violence, à savoir une guerre civile opposant les partisans du président Salvia Kiir appartenant à la tribu des Dinkas à ceux de l’ancien vice président Riek Machar de la tribu des Nuers, chaque camp s’adonnant à des massacres ethniques d’une extrême violence. D’après les Nations Unies, la grande majorité des victimes de ce conflit ne le sont pas du fait d’opérations militaires à l’arme de guerre mais bien du fait d’actions délibérément ciblées à leur encontre. Les femmes sont d’ailleurs les premières victimes de ces atrocités, le viol étant utilisé comme une véritable arme de guerre. De même, les enfants sont eux aussi très largement ciblés, certains étant émasculés, égorges et brûlés vifs. Aujourd’hui ce conflit a entraîné : le déplacement de 2,3 millions de personnes ayant été chassées de chez elles, 200 000 réfugiés dans des camps de l’ONU, des dizaines de milliers de morts (entre 50 000 et 30 000), une situation alimentaire catastrophique : 6,1 millions de personnes ont recours à l’aide alimentaire sur un pays qui compte au total 9 millions d’habitants et 1/3 de la population est menacé par la famine.

Âgé de 25 ans, Mohamed a fui le Soudan du Sud. Suite au démantèlement de la jungle de Calais et face à la promesse de la levée de la procédure de Dublin (procédure qui oblige les migrants à déposer leur demande d’asile dans le premier pays européen où ils sont passés, souvent l’Italie et la Grèce), ce dernier a accepté d’aller dans un centre d’accueil et d’orientation (CAO) à Mulhouse. Pourtant, cette promesse faite à de nombreux migrants ne fut dans son cas comme dans beaucoup d’autres jamais respectée. Il fut même envoyé en Italie où il fut enfermé plusieurs jours et victimes de violences policières. Ayant réussi à s’échapper, il décida de revenir en France où il a des amis et un membre de sa famille. En chemin, il fut vite arrêté et envoyé au centre de rétention du Canet à Marseille. Quelques temps plus tard, le 9 mars 2016, à l’aéroport de Marignane, il refusa son expulsion de France vers l’Italie et fut renvoyé en centre de détention. Aujourd’hui il est sous contrôle judiciaire en attenant son procès qui aura lieu le 3 mai. À l’issue de celui-ci, il risque plusieurs mois d’emprisonnement et un renvoi au Soudan du Sud simplement pour avoir refusé son expulsion.

Venez lui apporter votre soutien le 3 mai à 13h30 devant le TGI d’Aix-en-Provence !

D’autre part et pour information, une autre action aura lieu avant, le vendredi 29 avril à 13h sur Marseille devant la préfecture pour et par les déplacés de Calais étant actuellement au CAO d’Istres. Les promesses d’accueil et d’asile qui leur avaient été faites ont été trahies à tel point qu’aujourd’hui 4 d’entre eux risquent l’expulsion et 15 autres risqueront très bientôt la même chose. Le blocage soit disant administratif de la préfecture n’est rien d’autre qu’un blocage dont les motifs réels sont politiques, chose inacceptable. Là aussi il s’agit de venir manifester son soutien à leur égard afin que les choses bougent enfin.

Ils comptent sur vous !

Le 29 avril devant la préfecture de Marseille à 13h

Le 3 mai devant le TGI d’Aix à 13h30