Assemblée du 56 mars

Le lundi #56mars (25 avril 2016) était notre deuxième Nuit Debout tombant un lundi, et notre sixième rendez-vous de Nuit Debout Aix. Comme d’habitude, nous nous sommes retrouvé-e-s place de l’Hôtel de ville, à Aix-en-Provence, aux environs de 20h-20h30. Nous avons souhaité un premier épisode de débats et échanges en assemblée avant de nous réunir en commissions, commissions qui seront de nouveau réunies lors de l’assemblée du 58 mars (27 avril 2016). Le fort investissement de la grande Nuit Debout du 54 mars ainsi que le vent qui n’a cessé de souffler depuis a fait que nombre nombre s’est trouvé réduit : une quarantaine de personnes, contre 400 samedi ! Cela dit, des choses importantes se sont dites et faites. Les quelques lignes qui suivent présentent sommairement les sujets abordés et décisions prises. Les compte-rendus des commissions et sous-commissions sont également présents (à compléter au fur et à mesure des retours des commissions).

Prises de parole :

  • Point sur l’action « banderole sur autoroute » du lundi matin (lire l’article consacré pour les détails).
  • Point sur l’existence des différentes commissions et sous-commissions (voir la page consacrée pour plus de détails).
  • Question : ne faudrait-il pas une commission Action et une commission Communication ? Cette question n’a pas été tranchée.
  • Appel pour participer à de prochaines opérations « banderole quelque part ».
  • Rappel sur les différents signes pour intervenir lors des assemblées Nuit Debout (voir visuel).
  • Idée d’une grande marche allant de Marseille à Paris, portant 3 exigences : 1) le retrait de la loi ; 2) la destitution de l’intégralité du gouvernement, premier ministre inclus ; 3) convocation d’une Assemblée Constituante dans le but de tendre vers un régime plus parlementaire, plus démocratique, avant d’aboutir sur un temps plus long à la démocratie directe.
  • Proposition d’un tract Nuit Debout Aix sur le projet de loi Travail mettant en avant l’inversion de la hiérarchie des normes et des conséquences de l’adoption de cette loi. L’assemblée Nuit Debout Aix a voté pour ce tract. Disponible ici.
  • Un bémol sur la grande Nuit Debout du 23 avril : trop d’interventions d’experts (près d’1h au total, entre la lutte des Fralib et les deux interventions sur la loi Travail), au détriment des interventions libres de 3 minutes.
  • Point de vue sur le tirage au sort (TAS) comme outil pour constituer le parlement ; essai de démonstration « mathématique » (basée sur le critère de la représentativité femme/homme) d’une meilleure représentativité de la société en utilisant le TAS que le vote.
  • Intervention sur quatre problèmes essentiels de notre société : le travail, l’écologie, le nationalisme et la militarisation. Vu la pluralité de nos points de vue, nécessité de trouver un dénominateur commun, qui pourrait se baser sur la lutte contre l’oligarchie, la lutte contre le projet de loi Travail et les salaires indécents.
  • Démocratie : nécessité de mettre en place une transition démocratique.
  • Retours critiques (et révélateurs ?) de la presse sur les tentatives de Nuit Debout dans les quartiers populaires, comme la Cité des Flamants à Marseille le samedi 23 avril. Question de notre déconnexion avec les problématiques des quartiers populaires, l’absence d’écoute depuis trop de temps.
  • Phénomène de ghettoïsation des quartiers populaires ; nécessité de mettre en place une démocratie participative, avec des conseils de quartier comprenant élus, associatifs, habitant.e.s, qui pourraient proposer, débattre et voter sur des décisions impactant leurs quartiers ; question de l’implantation des pépinières d’entreprise dans ces quartiers.
  • Complément sur une intervention de l’assemblée du 47 mars (« Une personne a livré plusieurs témoignages […] ») : question des burn-out de plus en plus fréquent, avec les exemples de la SNCF ou encore d’AREVA, démontrant pour ce dernier un souci dans la sécurité des installations nucléaires.
  • Intervention d’un adhérent du Café Citoyen Culturel, le 3C d’Aix-en-Provence, soulignant que la démocratie directe, on peut en parler, mais on peut également en faire ; c’est ainsi sous la forme de démocratie directe que fonctionne le 3C, la personne invitant celles et ceux qui veulent mettre en pratique la démocratie directe de s’investir au 3C… et rappelant que l’expérience nous montre que l’exercice est compliqué !
  • « Après la discussion, il est temps de faire » souligne une personne, indiquant que pour les fois prochaines (mercredi 27 avril pour la prochaine), il serait bien de commencer par se réunir en commissions à 20h, avant de faire un compte-rendu en assemblée et de proposer à cette dernière des actions.
  • Une dernière intervention pour proposer la tenue des commissions. L’assemblée est d’accord. Il doit être un peu moins de 22h et les commissions se mettent en place.

À présent viennent les compte-rendus des commissions. Nota bene : le contenu de ces compte-rendus n’ayant pas fait l’objet de vote en assemblée, les propositions et réflexions qu’ils contiennent ne sont pas validées pour le moment par le collectif Nuit Debout Aix.

Commission « Éducation Populaire » :

  • Nous étions environ une quinzaine réunis autour de notre intérêt pour l’Éducation Populaire. Comme il avait été convenu à la précédente séance, nous avons tâché d’une part de définir les thèmes qui nous tenaient à cœur et les publics que nous souhaitions cibler et d’autre part, de réfléchir aux moyens à mettre en œuvre pour faire de l’éducation populaire sur ces thèmes.
  • Les points saillants qui ont émergé de notre discussion sont :
    • L’intérêt manifeste de nombreuses personnes sur les questions d’instruction de base et notamment sur les pédagogies dites actives. Il a été question de mobiliser l’opinion sur les difficultés rencontrées par l’école Freinet la Mareschale à Aix et de proposer des pistes de réflexions pour réinventer l’école à partir des exemples que constituent les méthodes Montessori, Freinet et Steiner.
    • Plus largement la question de l’enseignement a été abordée sous plusieurs autres angles : la nécessité de décloisonner les disciplines et de faire des ponts entre les connaissances, les opportunités et les dangers que représentaient l’existence des Moocs à l’université ou encore la nécessité de démocratiser la maîtrise d’internet et des outils numériques.
    • Rendre l’art accessible à tous, sensibiliser aux premiers secours, faire réfléchir sur les enjeux portés par la technologie, tels ont encore été les propositions discutées au sein de la commission.
  • D’un point de vue pratique, si aucune action n’a émergé au terme de la discussion, nous avons néanmoins fait part de notre souhait de ne pas limiter nos actions à la place de la mairie la nuit, mais pourquoi pas d’investir d’autres quartiers, de jour, pourquoi pas entrer dans les cafés, installer notre BiblioDebout sur un des marchés de la ville, bref, aller là où sont les gens. Concernant nos interrogations : si certains d’entre nous plaident pour des actions de type théâtre de rue, lecture publique, musique debout, d’autres leur reprochent leur caractère trop ponctuel. Peut-être peut-on envisager ici d’utiliser internet et de relayer des contenus intéressants en termes d’éducation populaire ou de diffuser nos propres productions, ce qui aura pour bénéfice d’être permanent, accessible à toutes les personnes qui ont accès à internet et un ordinateur, et à tout moment, tout en profitant de la rue pour mener des actions ponctuelles, avec des échanges avec les gens.

Commission « Loi Travail et convergence des luttes » :

  • État des lieux des luttes et combats passés, en cours et à venir, afin de prendre contact, d’y porter un intérêt particulier, de porter une aide humaine ou matérielle, ou encore de réfléchir à une convergence de certaines :
    • Mouvement des taxis (suite à leur soutien prononcé lors de l’opération banderole).
    • Mouvement des Précaires de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR) ; leur site.
    • Mouvement récent de la CAF PACA.
    • Caisse retraite / Assurance vieillesse.
    • Mouvement des intermittents.
    • Hôpital de Montperrin.
    • Pôle Emploi.
    • Centrale de biomasse de Gardanne.
    • SNCF / Bus
  • Travailler et se positionner sur le projet de loi sur la révision des minima sociaux.
  • Travailler à une lutte aixoise pour la mise à disposition gratuite des salles municipales aux associations.
  • Communiquer sur nos actions : utiliser de façon plus efficiente les réseaux sociaux, la presse et les différents médias.
  • Mettre en place un Info’Kiosque a minima lors des Nuits Debout, c’est-à-dire un lieu comprenant du matériel (tracts, affiches, …) émanant de différentes luttes afin de les faire connaître, a minima à consulter sur place, et si possibilité données par les luttes, à distribuer (ceci dépend de la quantité de tracts disponibles par exemple).
  • Créer un Info’Kiosque dématérialisé sur le site de Nuit Debout Aix, en plus de l’Info’Kiosque matérialisé.
  • Réfléchir à un maillage des associations, pour savoir ce qu’il se fait sur Aix et éviter de vouloir « réinventer le fil à couper le beurre » mais plutôt rejoindre une association existante pour aider à « améliorer ce fil ».
  • Réfléchir à des actions d’agitation, comme les opérations « transparence bancaire » (voir ici l’action de ND Nice)), « opérations fugaces » (se donner rendez-vous pour une action courte et bon enfant et partir avant que les forces de l’ordre n’interviennent pour se rendre à une autre action courte et toujours bon enfant et partir… et ainsi de suite), opérations « pique-nique au supermarché (voir ici l’action de ND Grenoble).
  • Mettre en place des covoiturages pour les événements décentralisés, type manifestation du 28 avril à Marseille contre le projet de loi travail et son monde.
  • Soutenir la Marche aixoise de la Visibilité et de l’Égalité du 21 mai prochain, organisée par Aix Vanguard, association pour l’égalité LGBTI.
  • Réfléchir à une deuxième banderole dont le titre pourrait être « Brises tes chaînes ! » (cf. Gens pressés, Keny Arkana), avec des thématiques autour du titre, comme discriminations, démocratie, précarité, pauvreté, environnement, …

Commission « Repenser et construire la société » / Sous-commission « Écologie »

    • Une action de recyclage des déchets dans le centre-ville. Un premier groupe, pourrait tracter dans les boîtes aux lettres et proposer aux habitants d’une rue, dans un premier essai, de déposer leurs déchets en verre un soir précis. Ce groupe pourrait alors les ramasser et les déposer à la Nuit Debout de Samedi soir, pour montrer la problématique soulevée par cette action. Doit-on installer des centres de recyclages dans le centre-ville (poubelles : verre, emballage, et déchets) ?
      •  Proposer à l’AG de faire un recyclage Debout, poubelles installées lors des Nuits Debout.
    • Pour les jardinières doit-on demander l’aval de la Mairie, qui à priori sera contre, (les discussions avec le collectif climat sur leur propres projets vont dans le sens ou la mairie ne veut pas forcement voir ce genres de projets) ? La sous-commission et la commission sont pour à la majorité de ne pas demander l’autorisation. Mais de faire un appel médiatique avant action. Et créer des fiches d’informations, explicatives.
    • Proposition d’une « graineothèque »
    • Proposition de jeter des graines partout où il y a de la terre, avec un peu d’eau aussi.
    • Proposition d’instaurer une note écologique aux villes, par Nuit Debout, en fonction de quels critères ?
    • Proposition de ruches sur les toits d’Aix-en-Provence.
    • Informer au boycott de certains produits avec des stickers, post-its. Créer un groupe dans ce but.